Clichés parisiens de journées nationales contre la réforme LMD (nov-déc 2003)

En 2003, le gouvernement Raffarin et son ministre, Luc Ferry, souhaitent développer l’autonomie des universités dans son projet de loi dit de « modernisation universitaire » et adapter les cursus pédagogiques au système européen LMD (Licence/Master/Doctorat en 3/5/8 ans) en remettant à plat les offres de formation, les modalités de contrôle de connaissances et autres garanties pédagogiques liées au caractère national des diplômes.
Après un début de mobilisation contre le projet de loi, au printemps 2003, en plein mouvement de grève des enseignants (vite désamorcée par le « report » du projet Ferry), la rentrée 2003 voit la réforme LMD s’appliquer dans une quinzaine d’universités. C’est alors que la mobilisation étudiante reprend contre cette réforme, d’abord à Rennes 2, début novembre, à Paris 13 (Villetaneuse), à la mi-novembre, pour s’étendre jusqu’à une trentaine d’universités à la fin du mois. Ces grèves étudiantes sont parfois renforcées par des blocages des universités et des cours (comme à Caen, Paris 13, mais aussi Angers ou Besançon). Plusieurs journées nationales de manifestations décentralisées ont lieu les 20 et 27 novembre –appelées par les syndicats étudiants UNEF, SUD-Etudiant, CNT et FSE- ainsi que le 3 décembre –appelée par la coordination nationale formée le 29 novembre à Rennes 2 et regroupant alors la trentaine d’universités en grève : ces manifestations rassemblent plusieurs milliers d’étudiants, notamment à Rennes, Caen et … Paris, dont cette expo photo se fait l’écho. La journée du 13 décembre qui devait originellement être une journée européenne permet de marquer davantage la jonction avec les intermittents en lutte.

D’après les indications d’Emmanuel Porte et Robi Morder.